68 contributeurs pour la publication du tome 2, bravo à vous tous !!!

Voici le résultat final du projet « Publions ensemble La Confrérie des Mages » au lendemain de la clôture de la campagne !

Le compteur s’est arrêté hier soir sur 112 % de l’objectif, soit 2800 € contre 2500 € nécessaires initialement. On a toujours tendance à en vouloir davantage… Pour ma part je suis entièrement satisfaite de ce résultat ! Le projet sera réalisé dans de bonnes conditions et le surplus collecté permettra de réaliser les supports de communication que je souhaitais pour les évènements littéraires.

Les packs permettant d’obtenir le tome 2 ont sans surprise été les privilégiés de la campagne puisque 45 contributeurs ont porté leur dévolu sur ces contreparties.

Quant au tome 1, le pack « Lecteur novice » aura convaincu 8 contributeurs, ce qui lui assurera une réédition pour 2018, en parallèle du tome 2 à paraître !

Pour terminer, un grand merci aux 15 contributeurs qui ont choisi de soutenir ce projet littéraire, tout simplement.

Au total, vous êtes 68 contributeurs à m’avoir accordé votre confiance et à m’avoir soutenue dans ce projet haletant. Je repense avec émotion à chaque jour de cette campagne, où je regardais comme beaucoup d’entre vous ce petit œuf progresser pas à pas. Les news, les actus sur les réseaux sociaux, la mobilisation constante, toute cette énergie et cette effervescence me manque déjà !

Rassurez-vous, j’aurai rapidement de quoi m’occuper. Je n’ai pas encore toutes les modalités, mais le résultat de la collecte sera transféré d’Ulule jusque chez l’éditeur pour déclencher la fabrication du deuxième tome. Pour rappel, celui-ci est rédigé (hormis la page de remerciements que je vais dès ce we m’activer à écrire !). Je vous informerai régulièrement de l’avancement de cette étape. Relectures, choix de l’illustration, programmation des premiers salons, je serai régulièrement sollicitée par les Éditions Amalthée. Là encore, vous pourrez me suivre sur les réseaux sociaux, à cette adresse :

www.facebook.com/laConfreriedesMages

Je vous donne également rdv sur mon site web où je publie de plus en plus d’actualités. Je vous invite à vous y abonner (Pour cela, allez sur le bandeau juste à votre droite puis sur l’option « suivre ce blog »). Vous recevrez par email chaque nouvel article publié.

A très bientôt pour la suite des évènements. Pour terminer, je reprends le slogan du premier tome, « l’aventure ne fait que commencer »…

Emmanuelle.

H-6… De combien sera dépassé le montant de la collecte sur Ulule ?

Belle réussite pour le projet « Publions ensemble La Confrérie des Mages » et pour ses 65 contributeurs qui ont permis d’atteindre 108 % de l’objectif de collecte. Quoi qu’il arrive, le tome 2 sera édité au printemps 2018 et vous pourrez enfin découvrir cette suite tant attendue !

SUSPENSE A 6 HEURES DE LA FIN DE LA CAMPAGNE…

Sur quel montant va se figer le petit œuf ce soir à 23 h 59, heure précise de la fin de la collecte ? Tout est encore possible ! Dépasser le palier de 110 %, et pourquoi pas, 120 % ! Collecter un montant supérieur offrira une plus grande liberté à la promotion de ce livre.

Alors lâchons-nous, profitons de ces dernières heures pour relancer les personnes qui se sont intéressées au projet et qui attendent peut-être, comme c’est souvent le cas, le dernier moment pour contribuer. Pour rappel, voici le lien vers la page Ulule :

https://fr.ulule.com/confrerie-des-mages

Quoi qu’il en soit, encore merci à tous d’être présents sur les réseaux sociaux, de vous impliquer et de m’encourager jusqu’au bout de la campagne !

Emmanuelle.

J-6 pour la campagne de financement du tome 2 sur Ulule !

Chère lectrice, cher lecteur,

Mille mercis pour votre soutien, à une semaine de la fin de la campagne de financement participatif sur Ulule. Ce matin nous étions à 74 % du montant à collecter ! Le projet de publication du deuxième tome de La Confrérie des Mages réunit désormais 43 contributeurs, ainsi que 48 fans pour 508 visites. Dans ces derniers jours de campagne, tout est possible. Le montant atteint, assurément, et pourquoi pas dépassé ? Cela apporterait une grande latitude à la promotion du tome 2, par exemple de beaux supports de communication, des bannières et affiches pour les salons. Mais surtout, le tome 1 pourrait revenir sur le devant de la scène et séduire de nouveaux lecteurs ! Plus une minute à perdre, rendez-vous vite sur la page de la campagne :

https://fr.ulule.com/confrerie-des-mages

La communauté n’a jamais été aussi importante et aussi active !! Merci pour vos 46 commentaires sur la page Ulule, pour votre activité sur les réseaux sociaux et dans votre entourage. Surtout, continuez !!! Rendez-vous pour cela sur Facebook, à cette adresse :

https://www.facebook.com/laConfreriedesMages

Merci également aux nouveaux contributeurs qui nous rejoignent dans cette dernière ligne droite. Votre présence nous encourage et nous donne des ailes. J’espère que vous aussi accueillerez cette part de rêve qu’apporte La Confrérie des Mages avec le même enthousiasme.

Poursuivons cette belle dynamique qui nous portera jusqu’au printemps 2018, où vous aurez enfin le tome 2, Les Manuscrits d’Ewenlod, entre les mains ! Bien sûr, je vous donnerai régulièrement des nouvelles, notamment par rapport au choix de l’illustration du livre et des dédicaces qui sont en général organisées très en avant de la promotion.

Pour terminer, je tenais à remercier Les Éditions Amalthée qui m’ont soutenue depuis la publication du premier tome et qui ont toujours cru à la continuité de ce projet. Merci pour ce soutien essentiel !

Ne lâchons rien,

Emmanuelle.

Ces lieux insolites qui m’ont inspirée

Carcassonne, cité médiévale

 

La Cité Médiévale de Carcassonne, ma première source d’inspiration… Rien d’étonnant à cela me direz-vous ! Au cœur de mon Pays Cathare natal, ce site mondialement connu est classé patrimoine de l’UNESCO depuis 1997 et attire pas moins de 2 millions de visiteurs chaque année. Ce qui est insolite, en revanche, c’est que durant mon adolescence il ne se passait pas une semaine sans que je l’honore d’une visite. La promenade des lices, le circuit des remparts, la ville médiévale, je savourais à chaque balade ma chance d’être si proche d’un monument historique aussi exceptionnel. Je terminais mes déambulations en passant par l’un des nombreux points de vue qu’offre la Cité dont l’emplacement fut judicieusement choisi par ses occupants. Devant ce panorama dégagé sur toute l’Occitanie, je me demandais alors « et si les pierres pouvaient parler, que nous raconteraient-elles ? ».

Les quatre châteaux de Lastours

 

Cette question, je me la posais aussi à l’occasion d’une randonnée aux Châteaux de Lastours, majestueux vestiges d’anciennes fortifications très liées au patrimoine historique de la région. Une marche grimpante et rocailleuse permet de découvrir ces quatre tours au nord de Carcassonne, ainsi qu’un village abandonné. Dans le Midi, les cathares qui occupaient ces fortifications à l’époque féodale, seigneurs aux richesses tant convoitées, savaient mieux que personne ce que résister à l’ordre établi voulait dire…

Ce sont également des lieux naturels d’exception qui ont apporté beaucoup de matière à l’univers de La Confrérie des Mages, en particulier des lieux insolites du premier tome, La Renaissance. Ainsi, ces grottes mystérieuses qui parcourent la région montagneuse de Kenorrin, où Lera effectue une partie de son apprentissage, m’ont été inspirées par le Gouffre Géant de Cabrespine, site remarquable de la Montagne Noire. Connu pour ses dimensions importantes (80 m de large, 250 m de profondeur), il est réputé à travers le monde pour sa très grande variété de cristaux. C’est au cours d’une randonnée souterraine que j’ai pris la mesure de la proportion de ces grottes qui forment un immense réseau de galeries souterraines sur plus de 25 km. Cavités horizontales parcourus par des rivières souterraines aux eaux limpides, grands volumes, cristallisations magnifiques aux formes aussi étranges qu’inattendues… autant de découvertes qui invitent à la rêverie !

Les galeries souterraines du gouffre de Cabrespine

L’eau de la rivière souterraine était limpide et avait creusée de larges galeries, ce qui avait impressionné Lera qui s’attendait à devoir emprunter des passages minuscules. Par moments, les galeries débouchaient sur de grandes cavités au fond desquelles d’autres écoulements d’eau avaient formé des ravins ou des éboulements. Au cœur des galeries souterraines, les concrétions calcaires qui tapissaient les parois étaient encore plus remarquables que celles visibles dans la grande cavité supérieure. La roche d’un rouge vif prenait des formes étonnantes, drapées, rondes, semblables à des boutons de fleur, ou encore l’aspect de colonnes qui s’élevaient du sol au plafond. Par endroits, la roche était d’un blanc pur et ressemblait à des cristaux de sel.

La renaissance, chapitre 20 – Le directeur de la confrerie

 

Ce fut ensuite à quelques fuseaux horaires du Midi que d’autres sources d’inspiration se sont imposées à moi. Comme je l’expliquais dans un précédent article, un voyage en Écosse fut le point de départ de toute cette aventure. Un site naturel m’a en particulier fourni une base pour écrire le chapitre La voie des airs du premier tome. Il s’agit du Stac Pollaidh (c’est de l’écossais, prononcez Stac Polly !), une montagne située dans les Northwest Highlands qui se découvre par une belle randonnée. Vous aurez sûrement été marqué par ce passage ou Alistair enseigne à Lera l’art d’utiliser les courants atmosphériques pour se déplacer dans les airs. Mais avant de s’élancer, il exige de son élève qu’elle grimpe au sommet d’une montagne sans s’aider de ses pouvoirs. Cette expérience fait écho avec les efforts que j’ai dû fournir pour arriver au sommet du Stac Pollaidh. Sans parler de faire l’ascension du Canigou, il fallait tout de même compter trois heures de marche ! Comme récompense, un panorama magnifique sur ces paysages verdoyants où minéral et végétal s’unissent en parfaite symbiose…

Stac Pollaidh, Ecosse

Lera reprit sa marche vers le sommet. Peu de temps après, le sentier fit un détour par l’arrière de la crête rocheuse, ce qui leur permit de profiter de la vue qui se présentait sur l’autre versant. Le chemin disparut ensuite sous un amoncellement de gros rochers et les derniers mètres furent épuisants. Lera gravit péniblement les pierres qui roulaient par moments sous ses pieds alors que le versant descendait à pic. Bien décidée à aller jusqu’au bout, elle poursuivit l’ascension sans s’arrêter ni même ralentir, se sentant rassurée par la présence d’Alistair qu’elle entendait monter à sa suite. Le chemin était tellement escarpé qu’elle dut l’escalader en s’aidant de ses mains. Elle finit par atteindre le sommet, hors d’haleine, et s’assit sur un gros bloc de pierre de forme carrée pour reprendre son souffle.

La renaissance, chapitre 18 – La voie des airs

 

Cette randonnée marquante m’a incitée à donner autant d’importance à ce passage. Tout comme l’instructeur d’Alistair l’avait fait durant son apprentissage, celui-ci voulait enseigner à sa jeune élève l’importance du dépassement de soi, qui ne dépend pas seulement de l’usage que font les Mages de leurs pouvoirs. Expérience réussie puisque cet épisode fut tout aussi marquant pour l’apprentissage de Lera !

Le tome 2 en avant-première

Vous êtes nombreux à me demander d’autres extraits du deuxième tome. Votre souhait est enfin exaucé ! J’ai choisi de diffuser dans cet article un deuxième extrait qui se situe bien dans l’action, dynamique, punchy, plein de rebondissements. Déferlement… Tout comme le titre du chapitre l’indique, on y retrouve une Lera déchaînée. Vous vous demanderez certainement ce qui a pu provoquer une colère pareille ! Vous le découvrirez bien assez vite en lisant Les Manuscrits d’Ewenlod. Dans ce deuxième opus, les protagonistes évoluent. Lera a 15 ans, un âge où le tempérament s’affirme, les passions s’exacerbent…

Cette fois, à vous d’écrire ! Faites-moi vite part de vos retours. Réagissez autant que vous le souhaitez. Laissez en commentaire toutes les impressions qui vous passent par la tête !

Voici également un avant-goût qui vous plongera tout de suite dans l’atmosphère des Manuscrits d’Ewenlod. Cet autre extrait reprend le fil conducteur du deuxième tome, à savoir la quête qui entraîne Lera dans une véritable chasse au trésor ! Comme on peut s’en douter, rechercher les manuscrits que lui a légués son père sera une entreprise ardue… Pour vous plonger définitivement dans l’ambiance, voici une illustration que j’ai faite à partir des éléments de ce chapitre :

Lera s’avança vers le port. C’était la première fois qu’elle s’y rendait de nuit et elle s’aventura dans le dédale de ses ruelles grimpantes, arrosées d’embruns, l’esprit en ébullition. De petites lanternes, qui éclairaient mal les passages étriqués, s’alignaient le long des murs. Au loin, on entendait le choc retentissant des flots venant s’écraser contre les remparts…

Découvrez sans plus attendre le passage complet du chapitre 9, Une lueur dans la nuit, premier extrait des Manuscrits d’Ewenlod :

Publions ensemble le deuxième tome de La Confrérie des Mages !

Image principale ulule v2

Lecteurs, soyez au rendez-vous ! Retrouvez dès à présent sur ULULE la campagne de financement participatif pour la publication du tome 2. Pour cela, cliquez sur le lien suivant :

 

PUBLIONS ENSEMBLE LE DEUXIÈME TOME DE LA CONFRÉRIE DES MAGES

Pour ceux qui me connaissent bien, vous ne nierez pas ce fait : quand j’ai une idée en tête je ne l’ai pas ailleurs… Têtue pour certains, persévérante pour d’autres, bref, je ne lâche rien !

A tous les lecteurs qui me suivent depuis mes débuts, j’ai toujours voulu croire que l’aventure se poursuivrait avec la publication de ce deuxième tome. Ce projet a plus que jamais besoin de vous. Ce n’est qu’avec votre participation qu’il aboutira !

Je vous donne rendez-vous dès aujourd’hui sur ULULE, premier site européen de financement participatif. Vous y trouverez toutes les informations sur cette campagne dont la réussite sera la garantie de voir enfin le tome 2 édité !

Pour vous, je déroule le tapis rouge : votre nom dans la page des remerciements, le premier chapitre à lire tout de suite et une illustration réalisée par mes soins. Car ce projet a plus que jamais besoin de votre soutien… et moi aussi ! Alors cette fois, ne manquons pas le rendez-vous et publions ensemble le deuxième tome de La Confrérie des Mages ! Partagez l’information autour de vous, c’est vital !

bandeau-tome-2

Ces heures passées devant un bon film

Vous vous en doutez, beaucoup d‘œuvres du grand écran et d’univers très différents m’ont donné envie d’écrire La Confrérie des Mages. Il serait difficile de toutes les citer ici mais pour ne retenir que l’essentiel, je place la Japanimation en tête, avec en particulier les œuvres de Hayao Miyazaki.

Dans Princesse Mononoke (1997) et Le Château Ambulant (2004) notamment, on retrouve des ingrédients clés tels que les rapports entre humains et nature, le voyage initiatique, l’anti-manichéisme. Ce dernier thème est d’ailleurs récurrent car plus on avance dans ces deux histoires, plus les notions de bien et de mal sont diffuses. Au final, il revient à chaque personnage de les situer en fonction de ses propres valeurs. De plus, on ne retrouve pas seulement la prédominance de la nature mais aussi l’émergence d’un pouvoir mystérieux, instable, qui prend peu à peu le dessus sur les protagonistes. Ces œuvres majeures de Hayao Miyazaki se situent pour moi dans un monde visuel unique, à la fois riche et complexe, et jamais égalé dans le milieu de l’animation. Pour en apprendre plus, vous pourrez lire les articles suivants dont l’analyse retranscrit très bien ce dont je vous parle :

Mais je ne peux pas me contenter d’aborder la sphère manga sans citer Les chroniques de la guerre de Lodoss (1994) ainsi que Vision d’Escaflowne (1996), deux bijoux d’animation qui ont aussi apporté leur pierre à l’édifice.

Bien sûr, je pourrais évoquer les références mythiques d’Heroic Fantasy que tout le monde a en tête. Mais leur univers a tellement été exploité qu’à mon sens, il n’avait pas grand-chose à m’apporter. Je préfère vous parler de films un peu moins connus et qui ont bien plus compté pour moi ! Pour les plus nostalgiques, remontons un peu le temps et rappelons-nous les douceurs de l’enfance, les longues soirées d’hiver où nous découvrions, avec nos grands yeux ébahis, les mondes enchanteurs de Brisby et le Secret de NIMH (1982), L’histoire sans fin (1984), Princess Bride (1987), Willow (1988)…

Pour terminer, il est important de préciser ici que seul le volet cinématographique n’a pas suffi à forger mon imaginaire. Car la gameuse que je suis en aura passé des heures à malmener sa manette sur des titres phares comme Final Fantasy, Dragon Quest et Legend of the Dragon. Alors si parmi vous il y a des parents qui s’inquiètent du temps passé par leur progéniture devant leur console, détendez-vous, ce n’est pas en pure perte !

Enfin un extrait du tome 2

Vous qui l’attendiez depuis longtemps, voici un avant-goût qui vous plongera tout de suite dans l’atmosphère des Manuscrits d’Ewenlod. Cet extrait reprend le fil conducteur de ce deuxième tome, à savoir la quête qui entraîne Lera dans une véritable chasse au trésor ! Comme on peut s’en douter, chercher les manuscrits que lui a légués son père sera une entreprise ardue…

Découvrez sans plus attendre un passage du chapitre 9, Une lueur dans la nuit, premier extrait des Manuscrits d’Ewenlod :

Cette fois, à vous d’écrire ! Faites-moi part de vos retours, de vos impressions, de vos commentaires.

Bonne lecture à tous et rendez-vous prochainement pour un second extrait.

Ces pays que j’ai visités

Le mouvement du corps favorise celui de l’esprit. C’est en tout cas ce qu’avancent les plus grands penseurs, tels Montaigne, Rousseau ou encore Montesquieu. Le mouvement libère l’esprit, lui donne un regard neuf, une énergie nouvelle, tout ça tout ça… Autrement dit, le voyage ne forme pas seulement la jeunesse. Il invite à la découverte et permet de faire le plein d’idées !

Si je dois vous citer un voyage marquant, c’est bien entendu ma traversée de l’Écosse, terre de brume, de légendes, de nature brute et sauvage. Ce fut pour moi une révélation : le royaume de Tanera où évolue la majorité des personnages devra ressembler à ça ! Je laisse ici la parole à Lera qui en arrivant pour la première fois sur ces terres les décrit en ces termes :

article-voyager
Stac Pollaidh – Northwest Highlands

Un paysage verdoyant aux reliefs accentués s’étendait à perte de vue. Lera n’avait encore jamais vu une végétation d’un vert aussi prononcé. Elle aperçut au loin de nombreux lacs nichés au creux des vallons comme autant de petits miroirs reflétant la lumière du soleil. Elle s’extasia devant leur forme étrangement allongée, leur surface opaque et leurs eaux grises.

C’est aussi en visualisant une carte de l’Écosse que m’est apparue une terre tortueuse, découpée, et se prolongeant par une myriade d’îles. Quelques semaines après mon retour, je traçais une carte de la péninsule du Flambeau et du royaume de Tanera qui entrera au cœur de l’histoire…

 

carte-royaume-tanera
Carte du royaume de Tanera

Lera avait pour la première fois une vision globale de l’ensemble de ces terres et examina la carte avec attention. Les côtes de l’extrême nord du royaume de Tanera se découpaient en une multitude d’îles et de péninsules à l’aspect accidenté, comme si une force mystérieuse les avaient laissées tomber du haut du ciel. 

Je n’ai pas seulement emprunté à l’Écosse ses paysages. C’est également un pays dont le gaélique, langue celte encore très présente, m’a insufflé la plupart des noms de lieux et de personnages. J’étais séduite par cette langue aux sonorités à la fois mystique et poétique. Pour vous donner un exemple, Abhainwadel, village principal de la contrée des Trois Rivières, tire son nom d’Abhain qui signifie rivière en gaélique.

D’autres lieux mémorables m’ont également inspirée, mais vous aurez l’occasion de les découvrir au fur et à mesure de mes publications !

 

Ces musiques que j’ai écouté en boucle

La musique est pour moi un « vecteur d’inspiration ». J’ai beau être ouverte à tous les styles, j’ai depuis longtemps une préférence pour les sons rock et métal. Le métal symphonique est tout particulièrement propice à l’incubation de scénarios de fantasy médiévale ! Des groupes phares comme Nightwish (Imaginaerum, 2011 ; Endless Forms Most Beautiful, 2015) et Within Temptation (The Unforgiving, 2011 ; Let Us Burn, 2014) ont tournés pendant de longues heures sur mes lecteurs mp3. C’est aussi en concert que se joue l’écriture. Dans ces moments de communion et d’effervescence, l’imaginaire poursuit son action…

Et vous, ne sentez-vous pas votre imaginaire s’emballer à l’écoute de ces titres ?

Certains artistes, qui m’apportent des influences plus rock et trip hop, comptent tout autant dans mes moments de création. Il serait difficile de tous les citer, les plus marquants étant Archive, Garbage, Morcheeba, Muse et Radiohead.

A l’origine, c’est le classique qui m’a fait entrer dans l’univers de la musique. J’ai commencé des leçons de piano à l’âge de 10 ans puis l’apprentissage du violon a pris le relais. Le lien avec le métal ? Vous n’en voyez peut-être pas mais il y en a pourtant un ! Ces deux styles sont en réalité très proches en terme de composition, de structure, de complexité, de virtuosité et surtout, d’émotions qu’ils dégagent.

Si vous n’êtes pas convaincus, écoutez ces interprétations de Franz Liszt (Rhapsodie Hongroise n°2) et de Rachmaninoff (Concerto pour piano et orchestre n°2). Vous verrez que du métal au classique, il n’y a qu’un pas…